Armure composite

Equipement archétypal de l’homme d’armes médiéval, l’armure complète est en fait apparue assez tardivement, à la fin du XIVe siècle. Vêtement de métal réservé au combattant de haut rang et façonné à ses mesures, le harnois est dès lors perçu comme un symbole chevaleresque endossé pour la guerre, mais aussi pour les grandes circonstances et jusque dans l’ultime sommeil du guerrier.

Cette armure composite, c'est-à-dire dont les pièces - bien que globalement contemporaines - proviennent de différents ateliers, correspond à ce qui était désigné, à la fin du XVe, sous le nom de "harnois blanc", appellation faisant allusion au soigneux polissage dont bénéficiaient les protections de bonne qualité. L'ensemble, composé par Georges Pauilhac sur un mannequin habillé d'authentiques textiles du XVe siècle (taillés dans d'anciens ornements sacerdotaux), est censé évoquer l'équipement d'un homme d'armes espagnol vers 1480. La défense de tête - un chapel complété par une bavière couvrant le menton et la gorge (objet complémentaire 1) - est ainsi caractéristique de la péninsule ibérique. Cette coiffure inspirera d'ailleurs celles que porteront les fantassins espagnols jusqu'au début du XVIIe siècle (objet complémentaire 2).

La cuirasse, comportant un plastron en deux éléments, est sobrement décorée de nervures à la manière du gothique tardif, répondant ainsi à l'idéal esthétique du temps. D'un type assez rare, les épaulières sont prolongées par des brassards et des cubitières disparates, tandis que les mitons (gantelets) plus récents sont de style maximilien (visuel 2).

Réalisées pour un fantassin, les défenses de jambe s'articulent autour de trois éléments : un demi-cuissard, une genouillère à large ailette et une demi-jambière en pointe.

Cartel

Datation : Fin du XVe siècle

Auteur : inconnu

Matériaux : Fer et cuir

Techniques : Fer forgé et poli

Lieu de création : Calatayud, province de Saragosse (Espagne), pour la défense de tête.

Hauteur :
1,75 m

Largeur :
0,64 m

Poids :

N° inventaire : G PO 557

Historique : Faisait partie de la collection de Georges Pauilhac. Acquise par le musée de l’Armée avec l’ensemble de la collection Pauilhac en 1964

Objets complémentaires

Bavière et chapel espagnols

Défense de tête, de type morion-cabasset, vers 1570