Armure miniature pour la fête des garçons

Société guerrière dirigée par la caste des samouraïs à partir du XIIe siècle, le Japon possède ses propres caractéristiques en matière d’armement offensif et défensif. Ainsi en est-il des armures, qui sont constituées de plaques de métal laqué réunies entre elles par des lacets de soie (objet complémentaire). La fête des garçons, toujours célébrée de nos jours au début du mois de mai, permettait la transmission des valeurs guerrières auprès des jeunes qui se voyaient alors symboliquement remettre des armures miniatures et autres objets à caractère martial.

De bien meilleure qualité que la plupart des armures miniatures japonaises conservées dans les différentes collections publiques, notre spécimen reprend fidèlement les formes du type tachimarudô développé à la fin de la période Muromachi (1334-1572). Il se décompose de la manière suivante : un kabuto complété d'un couvre-nuque (shikuro) assure la protection de la tête, tandis qu'un masque de guerre se place directement sur le visage ; un plastron et une dossière en acier laqué, auxquels s'attachent de grandes épaulières ou o-sode (visuel 2) et une sous-jupe et des jambières constituées de plaques rigides articulées couvrent la partie inférieure du corps.

Une attention toute particulière a été portée au décor de la pièce. Sur la laque noire se détachent des fleurs de cerisier et des nuages d'or et d'argent (visuel 3), tandis que le centre du plastron accueille un médaillon dans lequel s'enroule un dragon.

Cartel

Datation : Fin du XVIIIe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, laque, argent, or, laiton et soie

Techniques : Laque et dorure

Lieu de création : Japon

Hauteur :
0,48 m

Largeur :
0,25 m

Poids : 1,94 kg

N° inventaire : G 635

Historique : Ancienne collection du musée d’Artillerie

Objets complémentaires

Armure japonaise