Atelier utilisé par la presse clandestine

Cette presse incarne le mouvement de contre-propagande que des groupes de résistance ont mené pendant la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation allemande. En France, tous les titres officiels et qui ne sont pas interdits, sont en effet contrôlés et, le cas échéant, censurés par le régime de Vichy ou par les nazis. Dans ce contexte, des journaux interdits par les autorités continuent de publier, d’autres journaux ou éditions sont créés, dans la clandestinité la plus totale. Cette situation cesse avec les ordonnances de 1944 sur la liberté de la presse.

En 1944, on dénombre près de 1 200 titres de journaux clandestins en France. Le nombre et la variété de ces périodiques représentent assez bien l’éclatement de la Résistance, que le CNR (Conseil national de la Résistance) essaie d’unifier. Les journaux Combat et Le Franc-Tireur sont ainsi produits respectivement par les mouvements de Résistance du même nom ; le journal Libération, lancé en 1941 par Raymond Aubrac et Emmanuel d’Astier de la Vigerie, est le fait du mouvement Libération-Sud. A Paris, une maison d’édition clandestine, Les Editions de Minuit voit le jour en 1941, et publie jusqu’en 1944 une vingtaine d’ouvrages rédigés par quelques un des grands écrivains français (Mauriac, Gide, Eluard…). Principal relais, avec la BBC, du général de Gaulle en France, elle alterne entre soutien au chef de la France libre et attitude plus indépendante, voire concurrente. Si de Gaulle doit beaucoup à la presse dans le processus de légitimation,  son impact sur la mobilisation des Français est sans doute plus limité.

Cartel

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Lieu de création : Haute-Loire

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Historique : Matériel qui réalisa des affiches pour les maquis d'Auvergne. Don de la compagnie générale des Eaux-Groupe Vivendi

Objets complémentaires

Trois titres des Editions de Minuit : Les Amants d'Avignon de Laurent Daniel (Elsa Triolet), La Marche à l'Etoile de Vercors (Jean Bruller) et Dans la Prison de Cévennes (Jean Guehenno)