Les espionnes face aux autorités allemandes

L’invasion de la Belgique et du nord de la France, en août 1914, aboutit à une longue occupation de ces territoires par l’armée allemande. Celle-ci est amenée à vivre des ressources locales, ce qui signifie, pour les populations, le pillage de leurs biens, l’isolement d’avec le reste du pays, l’arbitraire administratif, et, parfois, des brutalités physiques et morales (exécutions et viols pendant l’invasion, déportations durant l’occupation). Des cas de résistance (rarement armée) se produisent, durement réprimés.

Sur l’avis des autorités allemandes, ici présenté, s’inscrivent les noms et les condamnations de Français, dont des femmes, pour espionnage, recel d’espions, assistance à l’espionnage et tentatives d’amener des soldats sur le front ennemi. Les condamnations sont lourdes,  de trois à quinze ans de réclusion pour les quatre femmes citées.

La résistance des populations occupées passe, en effet, par l’espionnage qui permet d’informer les Alliés, notamment britanniques, des mouvements et des lieux d’installation des troupes ennemies. Une des plus célèbres « espionnes » est Louise de Bettignies. Polyglotte, elle dirige, sous le pseudonyme d’Alice Dubois, un vaste réseau de renseignement dans le Nord de la France et fait passer clandestinement de nombreux soldats en Angleterre. Louise est arrêtée et même condamnée à mort. Sa peine est commuée en travaux forcés, mais elle meurt des suites d’une pneumonie mal soignée en septembre 1918.

Cartel

Datation : Novembre 1915

Auteur :

Matériaux : Impression papier

Techniques :

Lieu de création : Valenciennes

Hauteur :
0,648 m

Largeur :
0,499 m

Poids :

N° inventaire : 2002.1.142

Historique :