Bacinet

Dans la typologie des défenses de tête, le bacinet, qui se répand au XIVe siècle en Europe occidentale, marque une évolution notable : sa silhouette profilée (timbre ogival et mézail aigu ou, comme ici, globulaire) est particulièrement apte à dévier les coups adverses, tandis que la visière (mézail) pivotante peut – en absence de danger immédiat – être soulevée, permettant ainsi une meilleure respiration et assurant alors un champ de vision élargi à son propriétaire (objet complémentaire 1).

Extrêmement massif, le présent bacinet se compose d'un timbre forgé dans une seule pièce de métal auquel vient se fixer à l'aide de charnières un mézail mobile (visuel 2). Le timbre est surmonté d'un ergot façonné à pans vraisemblablement reconstitué au XIXe siècle. La quasi-totalité du mézail est ajouré, afin de réduire au maximum l'effet d'étouffement que ne manquait pas de ressentir le chevalier. Assez courte et ne couvrant pas la gorge, la défense de tête était complétée par un camail de mailles garantissant les épaules et la nuque. Cette protection supplémentaire était retenue par des attaches appelées vervelles, qui se fixaient directement sur le rebord inférieur du bacinet comme l'indique la série de trous (visuel 2).

Notons enfin que le mézail, ici de forme arrondie, peut permettre de dater cette défense de tête du 1er quart du XVe siècle. Ces protections étaient auparavant forgées en pointe, ce qui leur a d'ailleurs valu, au XIXe siècle, l'appellation de bacinet " à bec de passereau " (objet complémentaire 2).

Cartel

Datation : Vers 1420-1430

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer

Techniques : Fer forgé et poli

Lieu de création : France (?)

Hauteur :
0,28 m

Largeur :
0,19 m

Poids : 1,78 kg

N° inventaire : H 22

Historique : Collection personnelle de Napoléon III au château de Pierrefonds. Versé au musée d’Artillerie en 1880

Objets complémentaires

Grand bacinet avec mézail en position ouverte, vers 1440

Bacinet à bec de passereau