Bombarde, Die Katerie

Au service de l’archiduc Sigismond de Tyrol depuis 1479, George Endorfer a hérité de la fonderie familiale à la mort de son père en 1495. Il est entré au service de l’Empereur Maximilien en 1490 après la mort de l’archiduc, et prêta serment en 1498. C’est l’un des fondeurs les plus renommés de son époque et il a produit de nombreuses pièces d’artillerie connues grâce aux Zeugbücher impériaux (livres d’armes illustrés) et dont la Katerie est l’une des très rares pièces subsistantes.

Cette pièce a été coulée en 1487 par George Endorfer, un célèbre fondeur au service de l'archiduc Sigismond de Tyrol et de l'Empereur Maximilien Ier. Sa morphologie est caractéristique des pièces germaniques avec une épaisse culasse et un faible renfort sur la première partie de la volée, donnant à l'ensemble une silhouette presque cylindrique, rythmée par une série de moulures décoratives. La culasse est dépourvue de cul-de-lampe et la lumière était équipée d'un couvre-bassinet monté sur charnière, aujourd'hui disparu. Le renfort entièrement lisse est surmonté par une paire d'anses de manutention figurant des chenilles ou des dragons, probablement liés à l'imaginaire germanique (visuel 2). La volée porte également un cartouche illisible et deux écussons aux armes d'Allemagne et d'Autriche, surmontés de couronnes d'électeur. La tranche de bouche porte une inscription en lettres gothiques en relief qui, une fois traduite, signifie : Je me nomme La Catherine. Méfie-toi de ma force. Je punis l'injustice. George Endorfer m'a fondue.

Cartel

Datation : 1487

Auteur :

Matériaux : Bronze

Techniques :

Lieu de création : Autriche (probablement Insbruck)

Hauteur :
3,65 m

Largeur :
39 cm

Poids : 4597 Kg

N° inventaire : N 500

Historique : Provient de l’île de Rhodes, offerte à Napoléon III par le Sultan Abdul-Aziz en 1862, date de son entrée au musée d’Artillerie.