Bourguignotte du roi Henri II

A partir des années 1530, les ateliers d’armurerie de Milan répandent un nouveau type d’ornementation des armures de luxe, qualifié de Grande Maniera. Utilisant les techniques du repoussé, pour composer des décors en relief et de la damasquinure (incrustations d’or et d’argent), qu’ils portent à leur apogée, les orfèvres lombards réalisent pour leurs prestigieux commanditaires des équipements d’apparat dignes des héros de l’Antiquité classique.

La bourguignotte à l’antique du roi Henri II (1519-1559), complétée d’une rondache aujourd’hui conservée à la Wallace Collection à Londres, était réservée aux festivités de la cour. A l’intérieur, des vestiges de la garniture en soie verte ont subsisté.

La partie avant du timbre est ornée d’une composition se détachant sur un fond entièrement doré, rassemblant les figures de Mars et de Bellone – dieux de la guerre chez les Romains – soutenant une couronne placée au-dessus du chiffre royal (le C et le H entrelacés) et du croissant, emblème des Valois (visuel 2). L’ensemble est surmonté par un putto traité en ronde bosse qui prend appui au front de la crête (visuel 3). Un porte-plumail est fixé à l’arrière, à la base de la crête, sur laquelle court une guirlande de fruits (visuel 4). Le reste de ce décor héroïque est constitué de trophées d’armes, de masques léonins et autres figures de divinités.

Cartel

Datation : Vers 1550

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, or, argent, cuir, soie

Techniques : Damasquine, dorure, repoussé et bruni

Lieu de création : Milan, Lombardie (Italie)

Hauteur :
0.36 m

Largeur :

Poids :

N° inventaire : H 143

Historique : Léguée le 21 juillet 1841 par l’architecte Hubert au musée d’Artillerie, puis versée au musée des Souverains en mai 1852. De retour au musée d’Artillerie en juin 1872.