Brassards des Forces françaises de l’intérieur

Selon la Convention de La Haye (octobre 1907) concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre, "les lois, les droits et les devoirs de la guerre ne s'appliquent pas seulement à l'armée, mais encore aux milices et aux corps de volontaires" à la condition "d'avoir à leur tête une personne responsable pour ses subordonnés, d'avoir un signe distinctif fixe et reconnaissable à distance, de porter les armes ouvertement et de se conformer dans leurs opérations aux lois et coutumes de la guerre".

Pour ne pas être considérés comme des francs-tireurs, les maquisards, souvent habillés avec des effets volés dans les magasins des chantiers de jeunesse et de l'ex-armée d'armistice, portent également un brassard comme signe distinctif à partir de 1944. A côté des modèles fabriqués en Algérie et en Angleterre (modèle imprimé en haut de la photo) et parachutés aux maquis, il existe une multitude de brassards confectionnés localement pour la Résistance comme le montre ces exemplaires portant une croix de Lorraine et la mention FFI (Forces françaises de l'intérieur) ou MLN (Mouvement de libération nationale). Le brassard portant une bande jaune sur la partie bleue du drapeau tricolore rappelle les couleurs de l'Ukraine car il a été porté par un Ukrainien de la 30. Waffen-Grenadier-Division der SS passé à la Résistance dans le Doubs ou la Haute-Saône le 27 août 1944.
Mais, malgré le port du brassard, les maquisards faits prisonniers sont considérés comme des francs-tireurs et sont généralement fusillés.

Cartel

Datation : 1944

Auteur :

Matériaux : Coton, velours, toile de lin

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 20245, 33220, 994.184

Historique :