Buccin ou trombone à coulisse

La présence de la musique dans les armées remonte à la plus haute Antiquité. Vocalement d’abord, sous forme de chœurs martiaux martelant marches et assauts, puis avec l’appui d’instruments de type tambours et trompettes. On relève très tôt l’existence de sonneries, les signaux se différenciant déjà par la variété des hauteurs des sons et de leurs durées. L’objectif est de percer le fracas des batailles et de provoquer dans le camp ennemi l’épouvante suscitée par la vision de ces instruments, dotés de pavillons à tête de monstre, dressés au-dessus de la tête des musiciens.

Le buccin est un trombone à coulisse auquel on a donné une forme de pavillon à caractère décoratif et spectaculaire s’inspirant du carnyx de l’Antiquité, longue trompe à pavillon zoomorphe polychrome représentant une gueule de monstre ouverte, souvent dotée d’une fine lamelle de métal mobile faisant office de langue, et vibrant sous l’effet du souffle. Exclusivement conçu pour les corps de musique militaire, il est utilisé en France dès la fin du XVIIIe siècle et jusque vers 1830. À l’époque de la Révolution, cet instrument sert de basse, dans le registre grave, comme les serpents. Ce buccin a été fabriqué dans l’atelier du facteur Tabart, à Lyon, entre 1812 et 1848. La coulisse permet, par son mouvement, d’obtenir toutes les notes de la gamme chromatique, sur une étendue qui peut aller jusqu’à trois octaves. Quant à la taille du pavillon et à celle de la perce, elles varient selon les époques et les pays.

Cartel

Datation : 1812-1848

Auteur : Tabart

Matériaux : Laiton

Techniques :

Lieu de création : Lyon, France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 2012.0.45

Historique :

Objets complémentaires

Buccin (vers 1825)