Canon cochinchinois en fer et en bois

Le 23 mars 1862, les 1 000 hommes du contre-amiral Bonard (1805-1867) s’emparent de la citadelle de Vĩnh Long. Conjuguée avec les prises des villes de Mỹ Tho et Bien Hoa, cette victoire scelle la campagne de Cochinchine (1858-1862), qui fait de cette région la première colonie française en Extrême-Orient. Lors de l’occupation de Vĩnh Long, les Français remarquent cette curieuse pièce d’artillerie, majoritairement réalisée de bois, et décident de la ramener en France.

Ce canon se compose d’un tube de fer très mince, qui constitue l’âme de la pièce (on distingue, à l’arrière du canon, l’extrémité de ce tube), recouvert de deux éléments en bois, le tout est maintenu par douze bagues métalliques. Cette pièce d’artillerie offrait une puissance de feu médiocre et pouvait être dangereuse pour ses servants. Lors de la combustion de la poudre noire (pour propulser le boulet hors du tube), les parois de l’âme doivent encaisser une force importante. C’est pourquoi, sur ce canon, les bagues métalliques sont doublées autour de la lumière, elle-même située très en avant du tube, preuve de l’épaisseur de la culasse et du soin apporté à sa protection.

Ce type de canon en bois est assez rare et ne doit sa réalisation, artisanale et fortuite, qu’au manque de pièces d’artillerie des armées cochinchinoises et de la forteresse de Vĩnh Long. Lors de la campagne de Cochinchine, les soldats français se sont majoritairement heurtés à une artillerie cochinchinoise composée de canons conventionnels en bronze. 

Cartel

Datation : XIXe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Bois, fer

Techniques :

Lieu de création : Cochinchine

Hauteur :
0,90 m

Largeur :
0,097 m

Poids :

N° inventaire : 1446 I ; N 708

Historique : Don de l’Exposition permanente des Colonies en 1873

Objets complémentaires

Canon annamite en bronze