Canon de campagne de 4 livres du système Gribeauval, échelle 1/4

Lorsqu’en 1763, Gribeauval est chargé de réformer l’artillerie française, l’une de ses principales préoccupations est l’amélioration de la mobilité, qui a tellement fait défaut lors de la Guerre de Sept ans (1756-1763). Le canon de campagne de 4 livres est le parfait exemple de cette recherche et bénéficie des études les plus poussées en matière de gain de poids. En effet, alors que le poids des anciens tubes de 4 livres variait, selon les modèles, entre 300 et 600 kg, celui d’un tube de 4 livres du système Gribeauval est d’à peine 290 kg.

Très maniables, les canons de 4 livres sont davantage destinés à l’infanterie, à laquelle ils apportent une réelle puissance de feu, plutôt qu’à l’artillerie.
Cependant, ces pièces vont connaître une existence aléatoire durant les guerres de la Révolution et de l’Empire. En effet, les fantassins n’apprécient guère ces canons qui ralentissent leurs déplacements, alors que de leur côté, les artilleurs rechignent à les employer à cause de leur faible portée et du manque d’effet des projectiles.

A partir de 1803, le canon de 4 est peu à peu remplacé par le canon de campagne de 6 livres du système de l’an XI. Les pièces encore existantes sont alors employées pour des campagnes qui ne nécessitent pas une artillerie puissante. La pièce de 4, de par son faible poids et sa maniabilité, est ainsi très appréciée lors de la guerre d’Espagne (1808-1813), car la guérilla et le relief escarpé de la péninsule ibérique rend particulièrement contraignants les déplacements de matériels d’artillerie.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bronze, bois et fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : O 83 / O 106

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

Collection Wurtz-Pées : figurine d'une voiture-pièce d'artillerie du bataillon de Neuchâtel