Canon de Louis XI daté de 1478

Cette bouche à feu en bronze a été fondue à Chartres en 1478, et réalisée à la demande de Jean Cholet. Ce dernier était chevalier, seigneur de la Choletière, de Dangeau et de Pommeraye et fut l’un des trois maîtres de l’artillerie de Louis XI, chacun d’entre eux ayant à sa charge une bande d’artillerie. Cholet, qui exerça ses fonctions de 1477 à 1479, commandait la Grand Bande, la plus importante des trois.

Il s'agit du plus ancien canon en bronze daté et conservé dans les collections du musée de l'Armée. Sa morphologie, à cheval entre la bombarde et le canon français de la Renaissance, résulte de la réduction du calibre, due à l'emploi de boulets métalliques, et de l'épaississement de la culasse.

Autour de la lumière, on aperçoit une rose, emblème de Charles VII et de Louis XI. La volée est rythmée par deux moulures décoratives qui la partagent en trois tronçons identiques. Le dernier porte un écu aux armes modernes de France (c'est-à-dire à 3 fleurs de lys), surmonté d'une couronne à hauts fleurons (visuel 2). La tranche de bouche est particulièrement intéressante : elle comporte des informations relatives à la fabrications de la pièce, éléments nouveaux dans la seconde moitié du XVe siècle. On peut y lire, inscrit en caractères gothiques en relief : "Du commandement de Louis, par la grâce de Dieu roi de France, onzième de ce nom, Jean Cholet, chevalier, maître de l'artillerie dudit seigneur, me fit faire à Chartres, 1478."

Cartel

Datation : 1478

Auteur :

Matériaux : Bronze

Techniques :

Lieu de création : Chartres

Hauteur :
2,24 m

Largeur :
245 mm

Poids : 1603 Kg

N° inventaire : N 58

Historique : Fabriqué à Chartres en 1478, envoyé aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sur l’île de Rhodes, probablement vers 1520, tombé aux mains des Ottomans lors du siège de 1522, offert à Napoléon III par le Sultan Abdul-Aziz en 1862, date de son entrée au musée d’Artillerie.