Canon de marine de 12 livres sur affût de côte du système Gribeauval, échelle 1/4

Alors que les pièces d’artillerie des services de siège et de place ont pour objectif des cibles fixes, celles du service de côte doivent atteindre les cibles mouvantes que sont les navires ennemis. La précision, la puissance et la longue portée sont d’autant plus recherchées que l’ennemi est difficile à atteindre : chaque coup au but doit être destructeur. L’emploi de pièces lourdes n’est pas un inconvénient car elles n’ont pas, ou peu, vocation à être déplacées.

Pour une question de coût, les bouches à feu du service de côte sont en grande partie issues de l’artillerie de marine. En effet, cette dernière utilise des canons en fonte de fer qui sont moins couteux à fabriquer que des canons en bronze. Si la bouche à feu présentée sur ce modèle est un canon de 12 livres, les batteries de côtes utilisent souvent des pièces bien plus lourdes comme celle de 16, 18, 24 ou 36 livres.

Pour être en mesure de suivre et de toucher la cible mobile que représente un navire, les pièces employées dans les batteries de côtes sont placées sur des affûts particuliers. Ceux-ci, de types marins, reposent sur des rouleaux, puis sur un châssis à roues capable de se mouvoir latéralement. La forte inclinaison de ce châssis permet, lors du tir, de réduire le recul du canon et de faciliter sa remise en place et son repointage. Puisqu’ils subissent le climat marin, ces affûts sont majoritairement en bois et les ferrures sont réduites au strict nécessaire pour éviter la détérioration du matériel.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bois et fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : O 88

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

Canon de 12 livres de marine

« Affût de côtes, calibre de 24 », planche 27 de la "Collection Complète De La Nouvelle Artillerie Construite Dans Les Arcéneaux De Metz et Strasbourg Par Messieurs De Muÿ Et De Gribeauval"