Canon de siège 24 livres sur affût de côte du système Gribeauval, échelle 1/4

Entre 1792 et 1815, pas moins de sept coalitions européennes se forment pour lutter contre la France révolutionnaire puis impériale. Le Royaume-Uni, présent dans chacune de ces coalitions, fait craindre à la France le débarquement d’un corps expéditionnaire sur ses côtes. Durant toute cette période, le bombardement d’une ville portuaire et les débarquements sont les actions ennemies les plus redoutées. La défense des côtes française est assurée par une série de forts et de batteries côtières armés de nombreuses et puissantes pièces d’artillerie.

Le service de côte possède des affûts adaptés à ses missions et utilise des tubes d’artillerie adoptés en premier lieu pour le service de siège ou pour la Marine. Ce modèle présente un canon de siège de 24 livres, en bronze, placé sur un affût spécifiquement conçu pour le service de côte.

Bien qu’installé à terre, le service de côte utilise de nombreux projectiles en usage dans la Marine, tel le boulet rouge. Si les tirs à boulets rouges sont en usage lors de sièges, ils sont encore plus fréquents et plus adéquats contre les navires. Ainsi, les artilleurs entretiennent des brasiers au-dessus desquels ils disposent des grills leurs permettant de rougir les boulets pour en faire des projectiles incendiaires. Le boulet incandescent est introduit dans l’âme du canon précédemment chargé de poudre et d’un tampon en argile gorgé d’eau. Ce projectile est pleinement efficace lorsqu’il s’encastre dans la coque d’un navire ou dans sa voilure.

Certaines batteries disposent de fours à boulets pouvant chauffer plusieurs centaines de projectiles en une seule fois.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bronze, bois et fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

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N° inventaire : O 87

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

« Pièce de siège, calibre de 24 », planche 22 de la "Collection Complète De La Nouvelle Artillerie Construite Dans Les Arcéneaux De Metz et Strasbourg Par Messieurs De Muÿ Et De Gribeauval"

Canonniers gardes-côtes, 1786 (planche 25) par Moltzheim