Canon ottoman

Lors de la prise d’Alger en 1830, un immense butin de pièces d’artillerie tombe aux mains de l’armée française. Alger était connue comme la "ville au mille canons" et possédait de nombreuses bouches à feu venues de tout l’Empire ottoman, dont certaines étaient des prises de guerre. Les canons trouvés à Alger furent répartis en trois catégories : ceux qui devaient être refondus, ceux qui pouvaient encore servir à l’armée et ceux qui devaient être conservés à titre patrimonial en raison de leur ancienneté ou de leur décor.

Parmi les pièces conservées à titre patrimonial, cette exceptionnelle bouche à feu de la fin du XVIe siècle est entrée au musée d’Artillerie en 1845. Elle est dépourvue d’anse de manutention et est munie de tourillons qui permettent le pointage. La morphologie est tronconique, comme pour les pièces d’artillerie occidentales. Le décor extrêmement raffiné de cette pièce la classe parmi les grands chefs-d’œuvre du musée de l’Armée. Partagée en 18 registres séparés par des moulures, ce canon est finement ciselé : des motifs végétaux courent sur toute sa longueur, et la surface de la pièce est entièrement poinçonnée. Elle comporte également trois cartouches contenant des inscriptions arabes qui mentionnent qu’elle a été fabriquée à Alger entre le 29 septembre et le 8 octobre 1581 par le fondeur Ca’fer el-Mu’allim.

Cartel

Datation : 1581

Auteur : Ca'fer el-Mu'allim

Matériaux : Bronze

Techniques :

Lieu de création : Alger

Hauteur :
2,87 m

Largeur :

Poids : 1991 kg

N° inventaire : N 666

Historique : Entré dans les collections du musée d'Artillerie en 1845