Carabine à silex « au Premier Consul »

Bien qu’elle soit la plus récente parmi les pièces présentées dans ce portfolio dédié à la chasse, cette carabine à canon brisé n’est pas la moins intéressante, d’une part de par l’identité de son concepteur, Jean Le Page, actif à Paris de 1774 à 1822 et l’un des plus illustres maîtres de l’arquebuserie française ; d’autre part, de par son destinataire, Napoléon Bonaparte, alors premier consul. Jean Le Page concevra de nombreuses armes, de guerre ou de chasse pour Napoléon (objet complémentaire).

Les inscriptions portées sur cette luxueuse carabine confirment et son auteur (le tonnerre porte la signature « Le Page à Paris ») et son destinataire (la clé servant à visser le canon porte la mention « CARABINE AU Ir CONSUL »).

Techniquement, cette arme se caractérise par son canon rond, rayé, avec bourrelet à l’embouchure, qui se dévisse à l’aide d’une clé. Une fois dévissé, le canon se rabat sur une charnière fixée à une tige coulissante sous le tonnerre, ce qui permet le chargement par la culasse.

Si la crosse en bois de noyer est légèrement guillochée, les éléments métalliques – tonnerre, platine, contre-platine, pontet de sous-garde et plaque de couche – sont finement gravés. Le motif principal de la platine représente un chien à l’arrêt devant une perdrix, alors que deux lions adossés forment la contre-platine (visuel 2).

Cartel

Datation : Vers 1800

Auteur : Jean Le Page

Matériaux : Acier et bois de noyer

Techniques : Gravure et sculpture

Lieu de création : Paris, France

Hauteur :
0,97 m

Largeur :
0,04 m

Poids : 2,22 kg

N° inventaire : M 5605

Historique : Offerte le 15 novembre 1860 par l’Anglais Charles-Edouard Long à Napoléon III, pour le Musée des Souverains. Affectée au musée d’Artillerie par décret du 25 novembre 1896.

Objets complémentaires

Fusil de chasse ayant appartenu à l’empereur Napoléon Ier