Caricatures anglaise et française de Napoléon Ier

Le personnage de Napoléon, adoré ou détesté, fait l’objet d’innombrables parodies et caricatures en France, mais également en Allemagne, Russie ou encore en Angleterre. C’est ici que la production de caricatures anti-françaises puis anti-napoléoniennes est la plus importante (environ 15 000 caricatures entre 1780 et 1820) et la plus virulente : les dessinateurs anglais bénéficient d’une liberté d’expression plus grande et ce dans un pays sans cesse en guerre contre la France depuis la Révolution.

Cette caricature, intitulée John Bull and Bonaparte !!, publiée à Londres le 13 août 1803, est l'œuvre de G.M. Woodward. On y voit John Bull (personnage symbolisant l'Angleterre) et Bonaparte se faisant face, séparés par la Manche. John Bull brandit un point serré et tire la langue, en signe de défi, tandis que Napoléon, ridicule avec un bicorne surdimensionné, lève un énorme sabre. Cette caricature réagit aux menaces d'invasion française en Angleterre. En dessous, une chanson, sur l'air de "The Blue Bell of Scotland", décrit avec humour les ambitions de Napoléon, appelé "Little Boney" (diminutif de Bonaparte, boney signifiant "osseux"). En France, la caricature est moins populaire et avec une liberté de ton moindre. Elle fait souvent appel à la parodie, comme c'est le cas du dessin Les chiens couchans ou la cour du grand Cyrus, qui se présente comme un projet de médaille. Napoléon y est comparé à Cyrus, fondateur de l'empire achéménide (558-528 av. J.-C.), considéré alors comme un despote oriental (objets complémentaires).

Cartel

Datation : 1803

Auteur : Woodward, George Montard (1760-1809)

Matériaux : Papier

Techniques : Aquatinte, eau-forte en couleurs

Lieu de création : Angleterre

Hauteur :
0,338 m

Largeur :
0,236 m

Poids :

N° inventaire : 04494.2

Historique :

Objets complémentaires

La Médaille N° Ier. Les chiens couchans ou la cour du grand Cyrus (France, vers 1806).

Seizing the ItalianRelics (Saisissant les trésors italiens), daté du 1er décembre 1814, par l’anglais George Cruikshank, qui prit souvent Napoléon pour cible.

Seige of Acre (Siège de Saint-Jean d’Acre), daté du 4 décembre 1814