Chanfrein

Le chanfrein est la pièce de l’équipement défensif du cheval qui nous est parvenue en plus grand nombre. Protégeant la tête et le front de l’animal, il pouvait être utilisé seul, le reste du corps de la monture étant garanti par des protections souples de cuir ou de textile rembourré de crin, de laine voire de paille, en particulier dans le contexte des tournois. Il était souvent complété par une encrenière, série de lames articulées couvrant l’échine de l’animal des oreilles au garrot, qui était à vrai dire aussi efficace pour protéger l’encolure du cheval des atteintes de l’adversaire que des coups que son propre cavalier pouvaient lui infliger en se défendant l’épée au poing.

Avec ses lignes allongées et la série de nervures qui le divisent en surfaces géométriques, le chanfrein correspond au goût dit "gothique" d'inspiration germanique en vigueur dans le dernier quart du XVe siècle. Son seul agrément est le frontal fixé en son centre par deux rivets (visuel 2). Ce dernier est constitué d'une feuille de métal découpée en forme d'écu, mais contrairement à ce qui sera en usage au XVIe siècle, les armes du propriétaire ne sont pas gravées, mais étaient vraisemblablement peintes. Un porte-plumail en position légèrement désaxée derrière le frontal permettait de glisser une plume aux couleurs du combattant.

Très en évidence au milieu du chanfrein, un imposant poinçon en forme de couronne (visuel 3) nous indique l'origine italienne de cette pièce.

Cartel

Datation : Vers 1470

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer et laiton

Techniques : Fer forgé

Lieu de création : Italie

Hauteur :
0,55 m

Largeur :
0,20 m

Poids : 0,81 kg

N° inventaire : G PO 2471

Historique : Faisait partie de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Frontal aux armes de l’empereur Ferdinand Ier