Chapeau chinois

Le chapeau chinois est un instrument de musique militaire à percussion qui aurait peut-être été inventé par les Chinois mais que l’on trouve surtout dans les fanfares militaires turques. Par décret du 21 février 1793, des chapeaux chinois figurent notamment dans l’infanterie au sein de la musique du régiment. Progressivement abandonné au cours du XIXe siècle par la plupart des musiques militaires, le chapeau chinois est néanmoins conservé au sein de la Légion étrangère, de nos jours encore.

Le chapeau chinois, également appelé bonnet chinois ou pavillon chinois, est un instrument dont le chapeau présente la forme d’un toit de pagode, équipé de grelots et sonnettes suspendus au bord et à l’extrémité des différentes tiges de métal. Au-dessus de ce chapeau s’inscrivent deux croissants en demi-lunes, garnis de petites clochettes et surmontés d’une petite sphère ; d’où ce surnom allemand de Halbmond ou demi-lune. L’ensemble est supporté par un bâton que le musicien agite en mesure de bas en haut. Le décret du 21 février 1793 spécifie qu’au sein de l’infanterie, les chapeaux chinois figurent parmi les clarinettes, trompettes, flûtes, cors, bassons, tambours, trombones, grosse caisse et cymbales, dans la musique d’un régiment. Ce modèle figure dans les musiques militaires des années 1800. Tombé en désuétude un siècle plus tard, il est fièrement brandi lors des défilés de la Légion étrangère, orné de queues de cheval, réminiscence d’une ancienne coutume ottomane selon laquelle la queue du cheval tué sous son cavalier est un trophée de bravoure. Exposée devant la tente du chef, elle devient même le symbole du commandement.

Cartel

Datation : 1er quart du XIXè siècle

Auteur : Anonyme

Matériaux : Laiton, bois et peinture

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 0.85 bis

Historique :

Objets complémentaires

Infanterie légère : musiciens 1812 Dessin aquarellé de Carle Vernet Bardin, Règlement de l’habillement des troupes de terre.