Chariot à munitions de parc du système Gribeauval, échelle 1/4

Le chariot à munitions de parc du système Gribeauval fait preuve d’une grande polyvalence, bien qu’il soit en priorité consacré au transport des projectiles pour les armes de siège. Conçu et adopté pour le transport des barils de poudre, ce chariot est aussi très utilisé pour l’acheminement de différentes pièces de rechange destinées aux affûts des canons de campagne et de siège, mais également à toutes les autres voitures qui suivent la marche de l’armée.

Particulièrement apprécié pour sa légèreté, sa mobilité et sa grande capacité d’emport, ce chariot est souvent utilisé en dehors du cadre réglementaire pour transporter divers objets (vivres, fourrage, outils, caisses de vêtements et parfois même des effets personnels). 

Tout comme la charrette à boulet, ce type de chariot existe depuis longtemps dans l’artillerie. Le travail de Gribeauval et de ses adjoints (notamment Blanc, de Manson et de Muÿ) se porte sur la standardisation et la facilitation de la production de ce type de matériel.

Lors de la désastreuse retraite de Russie en 1812, des centaines de ces chariots, ainsi que de nombreuses autres voitures, canons compris, sont abandonnés faute de chevaux pour les tracter. Ces pertes très nombreuses ont un impact direct sur la campagne suivante, celle de 1813 en Allemagne, au cours de laquelle la logistique est parfois défaillante.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bois et fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : O 118

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

« Chariot à munitions », planche 45 du "Collection Complète De La Nouvelle Artillerie Construite Dans Les Arcéneaux De Metz et Strasbourg Par Messieurs De Muÿ Et De Gribeauval"

Passage de la Bérézina par l'armée française, le 28 novembre 1812