Chariot porte-corps du système Gribeauval, échelle 1/4

Pour les déplacements de pièces d’artillerie lourdes (un équipage de siège ou l’installation de pièces pour la défense d’une place par exemple), les bouches à feu sont séparées de leurs affûts. Cela pour deux raisons, tout d’abord faciliter leur déplacement (affût et tube réunis pèsent près de 3800 kg pour un canon de 24), mais également pour préserver l’affût, qui doit être intact et non fragilisé au moment de son utilisation. L’affût voyage sans son tube, qui est placé sur une voiture spécifique : le chariot porte-corps.

Ce chariot porte-corps, aussi appelé chariot à canon, est une voiture à quatre roues sur laquelle les bouches à feu sont placées sur deux brancards. Ces brancards, en bois, sont munis d’encastrements pour recevoir les tourillons des pièces. Deux supports, sur lesquels viennent se poser la bouche et la culasse du canon, se trouvent sur les deux trains de roulement et permettent de caler au mieux la pièce lors du déplacement. Les deux trains sont ajustables, ils s’éloignent ou se rapprochent, pour s’adapter au type de pièces qu’ils transportent. En effet, bien que le chariot porte-corps soit avant tout conçu pour le transport des canons de siège (de 16 et de 24 livres), sa modularité permet aux artilleurs et aux employés des fonderies et des arsenaux d’y placer des tubes d’obusier et des mortiers.

Comme pour le camion à mortier, que les pièces d’artillerie sont le plus souvent placées sur ce type de chariot à l’aide d’une chèvre.

Cartel

Datation : Dernier quart du XVIIIe siècle

Auteur :

Matériaux : Bois et fer

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : O 110

Historique : Entre 1775 et 1788, l’ensemble des matériels adoptés dans le cadre du système d’artillerie conçu par le général de Gribeauval est reproduit en modèles réduits, à l’échelle du quart. Cet ensemble forme une collection unique. Elle entre au musée d’Artillerie, ancêtre du musée de l’Armée, au début du XIXe siècle.

Objets complémentaires

« Chariot porte-corps », planche 46 du "Collection Complète De La Nouvelle Artillerie Construite Dans Les Arcéneaux De Metz et Strasbourg Par Messieurs De Muÿ Et De Gribeauval"