Combat d'Oued el Alleug, le 31 décembre 1839

La conquête de l’Algérie débute en 1830, sous la Restauration, puis se poursuit sous le règne de Louis-Philippe. Alternant défaites et victoires, l'armée d'Afrique s'en tient jusqu'en 1837 à une occupation côtière puis s’engage dans la conquête du pays tout entier contrôlé par l'émir Abd el-Kader, définitivement vaincu en 1847. La bataille d’Oued el Alleug constitue l’une des victoires françaises contre ce dernier, combat auquel Langlois confère la dimension d’une épopée héroïque.

Dans cette scène pleine de fureur, Langlois suit les règles habituelles de représentation de la guerre, pour transcrire un combat entre le premier régiment de chasseurs d'Afrique, commandé par le colonel Le Pays de Bourjolly (1791-1865), et les réguliers d'Abd el-Kader (1808-1883). La juxtaposition dense des figures, l'enchevêtrement des combattants, des armes et des chevaux ainsi que les victimes à terre rappellent la dureté de l'engagement et le courage des combattants. La reconnaissance du mérite et de la valeur militaire de l'ennemi est un moyen de glorifier l'armée française tout en faisant montre de respect à l'égard des Algériens dont certains chefs indigènes, comme Mustapha Ben Ismaïl, combattent au côté des français. Enfin, le peintre, qui a tenu à participer à l'expédition de 1830, se soucie du détail dans le rendu des paysages et dans le dessin des costumes, rappelant sa fascination pour l'Orient comme son souci d'allier témoignage historique et vision esthétique.

Cartel

Datation : vers 1839

Auteur : Jean Charles Langlois (1789-1870), dit le Colonel

Matériaux :

Techniques : Huile sur toile

Lieu de création : Paris

Hauteur :
1,19 m

Largeur :
1,64 m

Poids :

N° inventaire : 03543 ; Eb 228.1

Historique : 1925, don Préval

Objets complémentaires

Portrait de Mustapha Ben Ismaïl (1769-1843), général, chef des Douair et des Sméla

Portrait de Guillaume-Stanislas Marey-Monge (1796-1863), colonel des spahis réguliers