Couteau de chasse

Dès le XVIIe siècle, se généralise l’emploi du couteau de chasse qui remplace alors les traditionnelles trousses de chasse (voir notice 5) au ceinturon du veneur. Doté d’une longue lame à un seul tranchant, cette arme était utilisée pour « servir » (tuer) le gibier après la poursuite. Le musée de l’Armée présente dans son espace dédié à la chasse deux panoplies de ces couteaux particulièrement prisés outre-Rhin et caractérisés par la richesse de leurs matériaux et la qualité de leur exécution.

Notre couteau de chasse se décompose en trois parties distinctes : le fourreau, le couteau proprement dit, et un bâtardeau qui se glisse dans une petite fente ménagée sur la partie extérieure du fourreau en cuir fauve (visuel 2).

Le couteau principal possède une garde à quillons légèrement recourbés, inversés et agrémentés d’une coquille en bronze doré sur laquelle se détache en relief le combat d’un cerf et d’un chien. Sa fusée, qui a reçu un décor d’émail peint, est ornée de scènes à caractère mythologique comme la représentation d’une Diane chasseresse (visuel 3). La fusée du bâtardeau possède elle aussi un riche décor en émail et complète harmonieusement l’ensemble. Enfin, la lame du couteau, entièrement gravée et dorée, porte en sa partie centrale une inscription qui résonne comme une déclaration d’amour à l’activité cynégétique : « VIVE LA CHASSE » (visuel 4).

Cartel

Datation : Vers 1750-1760

Auteur : Inconnu

Matériaux : Cuir, fer, bronze et émail

Techniques : Gravure, ciselure, dorure et émail

Lieu de création : France

Hauteur :
0,77 m

Largeur :
0,11 m

Poids : 0,68 kg

N° inventaire : J 930

Historique : Présent dans les collections de la Bibliothèque impériale avant de rejoindre celles du musée d’Artillerie le 10 janvier 1866.