Couteau-présentoir

A partir du XIVe et jusqu’à la fin du XVIe siècle, se généralise lors des banquets princiers tout un cérémonial relatif à la préparation et à la présentation des mets proposés aux convives. De multiples sources, parmi lesquelles les Chroniques d’Olivier de la Marche, nous renseignent sur les festins organisés, par exemple, par les ducs de Bourgogne où un ballet d’écuyers tranchants et autres serviteurs opérait sans relâche pour satisfaire les invités. Pièce de choix, le gibier recevait comme il se doit un traitement tout particulier.

Les couteaux-présentoirs, à large lame sans pointe étaient utilisés par les « écuyers-tranchants » chargés de servir les viandes à la table princière. Les pièces de gibier (sanglier, cerf…) étaient découpées devant les convives avant que les morceaux de choix ne leur soient distribués. A partir du XVIIe siècle, ces couteaux disparaissent peu à peu, l’usage s’imposant de réserver au maître de maison lui-même la découpe des viandes qu’il offrait à ses invités.

Bien que leur utilisation soit postérieure à la partie de chasse, on rencontre parfois ces couteaux-présentoirs à l’intérieur même des trousses de chasse.
Le modèle du musée de l’Armée constitue un magnifique exemple de l’art du métal en Europe dans la seconde moitié du XVIe siècle. Il se compose d’une lame, dont l’extrémité s’arrondit en forme de serpe, ornée de rinceaux dorés gravés ainsi que d’un personnage arborant une grande épée (visuel 2). Sur la virole, à la jonction de la lame et de la poignée en bois fruitier, on lit la date « 1575 ».

Cartel

Datation : Daté 1575

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, cuivre et bois

Techniques : Gravure et dorure

Lieu de création : Europe occidentale

Hauteur :
0,32 m

Largeur :
0,06 m

Poids : 0,286 kg

N° inventaire : J 879

Historique : Inconnu