Cuirasse du carabinier Fauveau

Unité d’élite de la cavalerie « lourde », les carabiniers se sont particulièrement illustrés à Austerlitz en 1805, en Allemagne puis en Russie, en 1812, à Leipzig en 1813, et à Waterloo en 1815. Durant ces campagnes, ils ont subi des pertes très importantes, malgré l’adoption, en 1809, de la cuirasse destinée à leur offrir une meilleure protection. En 1892, une de ces cuirasses, trouvée à Waterloo, a été offerte au musée pour sa création. Elle a appartenu à un simple carabinier du nom de Fauveau.

Âgé de 23 ans, François-Antoine Fauveau, beurrier de son état, est incorporé en mai 1815 au 2e régiment de carabiniers.

Il est décrit ainsi : visage allongé, front découvert, yeux bleus, nez aquilin, bouche petite, menton à fossettes, cheveux et sourcils châtains, visage marqué de rousseurs. Sa haute taille - 1,79 m - en fait une recrue pour ce corps exceptionnel.

Au printemps 1815, Napoléon quitte l'île d'Elbe et rencontre ses ennemis en Belgique, avec une armée levée en toute hâte.

Un mois après son incorporation, le 18 juin, le jeune Fauveau participe à la charge désespérée des carabiniers à la fin de la bataille. C'est sans doute au cours de cette charge qu'il reçoit en pleine poitrine un boulet qui le transperce.

La cuirasse est depuis sa fondation un des objets-phares du musée de l'Armée, mais elle n'a peut-être pas tout dit. Car, pour épargner un frère sur le point de se marier, c'est peut-être un autre Fauveau qui se substituant à François-Antoine, serait mort, anonyme, lors la dernière chargé héroïque des carabiniers de l'empereur.

Cartel

Datation : Vers 1815

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, laiton, cuir

Techniques : Fer battu recouvert d’une feuille de laiton

Lieu de création : France

Hauteur :
0,45 m

Largeur :
0,37 m

Poids : 6,96 Kg

N° inventaire : 5077, Ca 206

Historique : Don Lichtenstein, 1892