Dague à rognons

Présente à la fois dans l’équipement offensif militaire et dans la société civile où on la retrouve souvent portée à la ceinture, la dague se décline en de multiples modèles au XVe siècle. Très populaire dans l’Europe du centre et du nord, la dague «à rognons» tire son nom des deux excroissances globulaires immédiatement positionnées au-dessus des quillons réduits de la garde (visuel 3). Deux olives qui peuvent également évoquer les attributs sexuels masculins et qui lui ont aussi valu l’appellation de dague à «couillettes».

Pourvue d'une forte lame de section losangique et très aiguë, cette arme rigide pouvait fausser, voire transpercer les pièces d'armures comme un poinçon. Avec la généralisation en Europe des armures de plates complètes, la dague, comme l'épée, s'est adaptée à ces nouvelles protections (objet complémentaire). En dehors des deux petits quillons métalliques se retournant vers la lame et assurant l'étanchéité du fourreau, la garde est façonnée dans un unique bloc de bois percé pour accueillir la soie de la lame. L'élargissement de la fusée forme un pommeau aplati, dont l'aspect permet de dater cette dague du dernier quart du XVe siècle (visuel 2). Il s'agit d'une arme sobre et fonctionnelle, destinée à un homme du commun.

Cartel

Datation : Fin du XVe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer et bois

Techniques : Fer forgé

Lieu de création : Flandres (?)

Hauteur :
0,33 m

Largeur :
0,05 m

Poids : 0,18 kg

N° inventaire : J PO 1203

Historique : Faisait partie de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Dague et épées