Dague à rouelles

Arme civile autant que militaire, la dague a connu au cours de l’époque médiévale de nombreuses variations, tant géographiques que fonctionnelles. C’est au XIVe siècle qu’apparaît la dague dite « à rouelles » dont la poignée est ménagée entre deux disques censés protéger la main lors des combats au corps à corps.

Par rapport à beaucoup de dagues contemporaines (objet complémentaire 1), ces armes se caractérisent également souvent par la longueur de leur lame, qui peut dépasser une quarantaine de centimètres. Le combattant à pied les porte souvent seule, à la place d'une épée. Les usages civils de cette arme populaire vont entraîner la réduction des rouelles, qui ne sont plus, au XVe siècle, que d'étroites bagues aux deux extrémités de la poignée. Originaire d'Angleterre, l'exemplaire présenté ici était certainement destiné à un personnage d'un rang élevé : le renflement au centre de la fusée était destiné à accueillir un décor ajouré en forme de rose, tandis que des traces de dorure subsistent sur la garde (visuel 2). La longue lame de section triangulaire et au large dos en faisait une arme robuste. Notons enfin que le dirk, dague écossaise traditionnelle à poignée massive, est l'héritier direct de la dague à rouelles médiévale, dont il a conservé la silhouette et la longue lame.

Cartel

Datation : Début du XVe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer et bois

Techniques : Dorure

Lieu de création : Angleterre

Hauteur :
0,46 m

Largeur :
0,03 m

Poids : 0,367 kg

N° inventaire : J PO 1234

Historique : Faisait partie de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Dague

Dague perce-cuirasse