Demi-armure d’enfant

Parmi les harnois d’enfants conservés au musée de l’Armée, cette pièce destinée à la joute équestre a sans doute été confectionnée pour un enfant âgé de 8 ans. Au même titre que l’escrime, la chasse ou la pratique des échecs, le combat à cheval faisait partie de l’éducation des fils de la noblesse et une tenue adéquate était nécessaire pour cette activité. Le poids assez conséquent de cette armure indique qu’elle était bien destinée à cette pratique sportive violente et non à un rôle d’apparat.

Le traitement de l'armure, à la surface entièrement polie, est très homogène. La dimension fonctionnelle a visiblement primé sur l'esthétique, les seuls éléments décoratifs étant les fleurs à six pétales gravées sur les genouillères ainsi que les cordelières bordant chacune des pièces constituant l'armure (cubitières, épaulières, colletin...). Signalons l'absence de gantelets, ainsi que les deux trous situés sur la partie droite du plastron, correspondant à la fixation de l'arrêt de cuirasse (destiné à soutenir la lance) aujourd'hui disparu.

La typologie du harnois est typiquement française avec les cuissards - articulés de 14 lames dont la dernière sert de genouillère - directement fixés au ressaut inférieur du plastron (visuel 2). Sur l'armet se distingue une béquille (visuel 3), fixée à la joue droite, qui permet d'ouvrir la partie supérieure du ventail, ce qui autorise à l'enfant une meilleure respiration tout en lui assurant un angle de vision élargi.

Cartel

Datation :

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, cuivre et cuir

Techniques : Fer forgé et poli

Lieu de création : France

Hauteur :
0,90 m

Largeur :
0,50 m

Poids : 11,8 kg

N° inventaire : G 186

Historique : Appartenait à l’ancienne collection privée de Napoléon III à Pierrefonds, entrée au musée d’Artillerie en 1880