Epée de chasse

La réalisation d’armes spécifiques à l’usage cynégétique se généralise en Europe à partir du XVe siècle. Auparavant, les épées et autres épieux étaient en effet utilisés alternativement pour la guerre et pour la chasse. La typologie des armes blanches s’enrichit donc de nouveaux modèles à commencer par les longues épées de chasse employées notamment par le veneur pour servir – c'est-à-dire mettre à mort – les sangliers.

Parce que l’usage d’une arme à feu n’était à l’époque pas privilégié pour tuer un gibier – excepté en cas de danger manifeste pour la vie du veneur ou de ses chiens – le rôle des armes blanches et spécialement celui des épées de chasse est primordial.

Ces armes se caractérisent par leur lame, remplacée par une barre de fer émoussée - pour minimiser les risques de blessure chez les chiens ou les chevaux – et dont seule la pointe, souvent élargie et renforcée, est aiguisée (visuel 3). Contrairement à l’usage qui veut que leur garde ne soit pourvue que de simples quillons, (objet complémentaire), pour éviter par exemple que l’épée ne s’accroche aux bois des cerfs, le modèle présenté ici possède à la manière des épées de ville des anneaux et une branche de garde qui rejoint un pommeau sphérique (visuel 2).

Cartel

Datation : Vers 1580-1600

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer

Techniques : Fer forgé

Lieu de création : Allemagne (?)

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : J 881

Historique : Inconnu

Objets complémentaires

Garde d’épée simple dite de type franconien