Epée de cour pour un enfant

Après la disparition des armures, l’épée reste le symbole le plus parlant de « l’état noble ». Au XVIIIe siècle, les fils de l’aristocratie se voient ainsi dotés, comme les adultes, de réductions d’épées d’apparat portées avec le costume civil. Les décors, toujours extrêmement soignés, relèvent parfois du chef-d’œuvre à l’image de l’épée du futur Louis XVII (1785-1795), qui possède une garde en agate sur laquelle ont été incrustées de nombreuses pierres précieuses (objet complémentaire 1).

Moins luxueuse, mais d'une grande élégance, l'épée présentée ici dispose de deux coquilles légèrement recourbées et ciselées. Les quillons sont tournés en sens inverse, l'un de format très réduit, l'autre formant la branche de garde pour rejoindre le pommeau, de forme ovoïde (visuel 2). Tous ces éléments sont ornés de trophées ciselés en léger relief, argentés et dorés. La fusée est recouverte d'une tresse et d'une lame d'argent enroulées.

En dehors de ses proportions réduites, la structure comme le décor de cette arme sont en tous points conformes à ceux des pièces réservées aux adultes (objet complémentaire 2).

Si la poignée a été réalisée expressément pour un enfant, la lame a quant à elle subi des transformations. De section triangulaire, à pans, fortement évidée, elle porte une inscription en partie effacée au talon qui nous renseigne sur son lieu de production, " sur le pont Saint-Michel à Paris " Cette lame de format normal a été limée et raccourcie afin d'être adaptée à une nouvelle monture destinée à un enfant. Elle n'en reste pas moins très aiguë.

Cartel

Datation : Vers 1720-1730

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, or et argent

Techniques : Dorure, gravure et ciselure

Lieu de création : Paris, France

Hauteur :
0,62 m

Largeur :
0,50 m

Poids : 0,17 kg

N° inventaire : J 04 837

Historique : Donnée au musée de l’Armée par Monsieur Alfred Sambon le 13 décembre 1932

Objets complémentaires

Garde de l’épée du Dauphin, futur Louis XVII

Garde d’une épée de cour