Epées-jumelles

Répandues en Occident à partir du XVIe siècle, où elles jouent alors un rôle précis dans le cadre de la pratique de l’escrime (visuel 2), les épées-jumelles, qui se rangent dans le même fourreau, n’apparaissent en Orient qu’au tournant du XVIIIe siècle (visuel 3). Le "jian" ou épée chinoise, qui a très tôt été remplacé sur les champs de bataille par le sabre, est alors une arme civile, portée par les lettrés, essentiellement utilisée pour un usage gymnique. Certaines pièces, médiocrement assemblées, quoique parfois soigneusement ornementées, semblent avoir été réservées à un usage cérémoniel (visuel 4).

Dotées de lames à double tranchant de grande qualité, les deux épées offrent une construction traditionnelle, bien que chacune des gardes semble avoir été sectionnée dans le sens de la longueur. Leurs fusées, traitées en aplat sur l’une des faces, et les quillons de dimensions réduites caractéristiques des épées chinoises, s’emboîtent parfaitement permettant ainsi aux deux armes de prendre place ensemble dans un seul et même fourreau.

Ce dernier est entièrement recouvert de galuchat, c'est-à-dire de peau de raie soigneusement polie et teintée en bleu turquoise. La bouterolle et les garnitures de cuivre présentent quant à elles des motifs végétaux finement ciselés en accord avec ceux des quillons.

Cartel

Datation : XVIIIe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer, cuivre, galuchat et bois

Techniques : Ciselure et dorure

Lieu de création : Chine

Hauteur :
0,82 m

Largeur :
0,09 m

Poids : 1,7 kg

N° inventaire : J 1314

Historique : Dépôt du musée Guimet

Objets complémentaires

Epées-jumelles chinoises d'apparat

Epées-jumelles chinoises d'apparat, détail des gardes

Epées-jumelles occidentales