Epieu de guerre

Utilisé par ceux que l’on appelle alors les « gens de pied », l’épieu de guerre appartient à la famille générique des armes d’hast. Ces armes blanches se caractérisent par un long manche en bois (la hampe ou haste) à l’extrémité duquel est fixé un fer correspondant à un usage offensif précis. Le vouge (objet complémentaire 1), la pique ou la hallebarde sont quelques unes de ces armes, aux typologies frustes ou complexes.

L'épieu de guerre dérive, comme son nom l'indique, de l'épieu de chasse, arme très robuste destinée à "servir" le gros gibier. Il se présente le plus souvent comme un solide fer de lance en forme de feuille de sauge, monté sur une courte mais forte hampe cloutée ou recouverte de lanières de cuir pour ne pas glisser entre les mains du veneur. Afin de ne pas enfoncer trop profondément le fer dans l'animal et de pouvoir, s'il n'est que blessé, récupérer rapidement l'arme pour un second coup, le fer est généralement muni à sa base de deux ailerons. Sur l'exemplaire présenté ici - marqué par un poinçon de type germanique - ces ailerons sont particulièrement développés (visuel 2), non sans élégance, et peuvent même être utilisés comme crochets désarçonneurs, tandis que le fer de lance qui arme l'épieu, fixé à l'extrémité d'une douille un peu grêle, serait certainement jugé trop fragile pour un usage cynégétique. Certains épieux de guerre, aux formes plus ramassées, se rapprochent davantage des modèles de chasse (objet complémentaire 2).

Cartel

Datation : Fin du XVe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Fer et bois

Techniques : Fer forgé

Lieu de création : Allemagne

Hauteur :
2,42 m

Largeur :
0,27 m

Poids : 2,74 kg

N° inventaire : K PO 382

Historique : Provient de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.

Objets complémentaires

Fer de vouge

Epieu de guerre