Les infirmières dans la guerre

Lorsque la guerre éclate en 1914, le service de santé se trouve tôt confronté au manque de personnel soignant. Les structures d’accueil s’avèrent vite insuffisantes. La présence des infirmières, diplômées ou bénévoles, formées ou non, est déterminante pendant la Grande Guerre, notamment au sein des sociétés d’assistance, dépendantes de la Croix-Rouge : Société française des secours aux blessés militaires (SSBM), Union des Femmes de France (UFF) et Association des Dames Françaises (ADF).

Convalescence, de l’artiste calaisienne Jeanne Thil (1887-1968), fait partie d’une série de six estampes intitulée « Aux ambulances », retraçant le parcours des blessés depuis leur arrivée du front jusqu’à leur guérison. Aidé d’une infirmière, un soldat plâtré essaye de se déplacer avec des béquilles, sous le regard d’un marin amputé de la jambe droite. Au second plan, des infirmières et un médecin s’activent au chevet d’un blessé.

Vêtues d’une tenue de coton blanc, du voile et de la coiffe portant une croix rouge brodée au centre du bandeau, les infirmières assistent les médecins, installent et pansent les blessés… Elles soignent les blessures physiques et morales ; les soldats trouvent auprès d’elles un peu de réconfort après le choc des combats.

Incarnation du lien entre l’arrière et le front, les « anges blancs » symbolisent le dévouement et le courage. En France, après la guerre, la profession se structure et évolue, avec la création, en 1922, d’un brevet de capacité professionnelle infirmière.

Cartel

Datation : 1917-1918

Auteur : Jeanne Thil (1887-1968)

Matériaux : Procédé photomécanique sur papier vergé

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :
0,244 m

Largeur :
0,320 m

Poids :

N° inventaire : 2011.0.496-3

Historique :