Forte-épée du régiment de Tessé-dragons, vers 1684

Ce sabre fait partie du premier système d’armes réglementaire mis en place sous Louis XIV. A cette époque, les colonels sont propriétaires des régiments dont le roi paye une partie de l’entretien. Le pouvoir entend que les unités soient complètes et correctement armées. L’adoption d’armes réglementaires permet d’obtenir des armes d’une qualité suffisante, à un coût moyen. Cette uniformisation, menée par Le Tellier et Louvois, s’accompagne d’une centralisation administrative et de contrôles renforcés.

Ce type d'épée, en usage chez les cavaliers et les dragons, est décrit dans une lettre de Louvois datée de 1679. Accompagnée d'une épée d'infanterie et d'un sabre de grenadier, elle constitue le premier système d'armes réglementaire français. Elle est munie d'une poignée en laiton fondu à fusée cannelée en hélice qui se substitue à celles de bois recouvert de fil métallique. Cette monture (visuel 2) bouscule les usages armuriers et autorise une multiplication aisée par une main d'œuvre peu coûteuse. La lame, à double tranchant et arête centrale, est caractéristique des productions précoces françaises, de Saint-Etienne ou de Franche-Comté. La longueur des lames d'épée de cavalerie est fixée en 1676 à 89,4 cm. Celles de dragon mesurent environ 85 cm car, trop longues, elles seraient encombrantes pour le combat à pied qu'ils mènent parfois. L'inscription REGT DE TESSE DRAGGONS permet de dater précisément l'arme. Ce régiment, levé en 1674, change de nom en 1684 ; elle a donc été produite entre 1680 et 1684.

Cartel

Datation : Vers 1684

Auteur :

Matériaux : Acier, laiton

Techniques : Forgé, fondu

Lieu de création : Saint-Étienne

Hauteur :
1,02 m

Largeur :
0,125 m

Poids :

N° inventaire : 998.328

Historique :