Fusil de Vincennes

Afin d’obtenir le monopole de la fourniture des fusils aux troupes royales, Joseph Duverney (1684-1770) finance les recherches d’un armurier parisien qui crée un fusil « révolutionnaire » se chargeant par la culasse. Grâce à ses appuis politiques, Duverney crée une manufacture à Vincennes où débute la production, en 1758. Mais l’arme n’est pas au point et, après des essais catastrophiques, la fabrication est arrêtée en 1761. Des 15 000 armes commandées, il ne subsisterait que six exemplaires.

Alors que les armes se chargent alors par la bouche du canon, le fusil de Vincennes se charge par la culasse. Le canon, amovible, se termine à l’arrière par un pas de vis tronconique (photo 2). Une manivelle, qui vaut à l’arme le surnom de « fusil à béquille », permet, en faisant faire un demi-tour au canon et l’avançant, de dégager la culasse. On peut alors introduire la poudre et la balle dans leur logement. Une fois le canon revissé et l’arme amorcée, elle est prête au tir. La baïonnette porte la longueur de l’arme à 2,33 mètres.

Au moment de sa mise en production le fusil de Vincennes n’est pas au point et son inventeur, le sieur Bourdier, devait y remédier. Face aux difficultés du développement, il se suicide. Ses travaux sont repris par le sieur Cassan qui modifie le modèle initial. Les tests révèlent pourtant que l’arme est fragile et qu’elle s’encrasse rapidement, rendant sont utilisation difficile. Ces problèmes, ainsi qu’un prix de revient trop élevé provoquent l’arrêt de la production.

Cartel

Datation : 1759

Auteur : Bourdier

Matériaux : Acier, bois, laiton

Techniques :

Lieu de création : Vincennes

Hauteur :
1,678 m

Largeur :

Poids : 4,4 kg

N° inventaire : M 898

Historique :