Fusil lance-grenades

Lors d’un siège, les deux partis font usage des grenades. L’utilisation de fusils lance-grenades ou de fusil-obusiers permet évidemment à l’assaillant d’atteindre des portées plus importantes, jusqu’à 150 mètres suivant certaines sources, en étant protégé des coups des défenseurs. Les munitions utilisées sont des grenades explosives mais aussi divers types d’engins incendiaires. La forme de cet exemplaire permet, une fois planté en terre, d’amortir le formidable recul provoqué par le départ du projectile.

Même si certains en attribuent l’invention au Maréchal de Maillebois en 1744, les lance-grenades semblent apparaître au début du XVIe siècle. Cet exemplaire est, quant à lui, daté de 1747 et a certainement été produit à Saint-Étienne. Il porte les armes de Louis Charles de Bourbon (1701-1775), dernier grand maître de l’artillerie entre 1736 et 1755. D’autres types de lance-grenades sont munis d’une crosse de fusil (photo 2) et sont utilisés pour le siège mais aussi pour la guerre en montagne ou sur mer. Les grenades utilisées par cette arme fonctionnent comme les obus d’artillerie. Au départ du coup, la charge propulsive contenue dans le canon du fusil-obusier expulse la grenade et met le feu à la poudre contenue dans le tube métallique qui rejoint la grenade à travers le sabot en bois. La poudre se consume dans le tube durant le vol du projectile. Après quelques secondes, la flamme arrive à la sphère qui contient la charge de poudre et provoque l’explosion de la grenade. 

Cartel

Datation : 1747

Auteur : Vicaire

Matériaux : Bois, acier, laiton

Techniques :

Lieu de création : Saint-Étienne

Hauteur :
2,22 m

Largeur :

Poids : 6,7 kg

N° inventaire : M 721.3

Historique :