Fusil lebel tordu

La spectaculaire déformation du canon de ce fusil Lebel résulte de l’explosion d’un obus. La torsion subie par la partie métallique de cette arme, dont la résistance a été éprouvée, permet de réaliser l’ampleur des terribles blessures, souvent mortelles que les tirs d’artillerie ont pu infliger aux hommes. La puissance de l’artillerie n’a cessé de se développer durant tout le conflit. On a alors une idée réaliste de la peur et des souffrances éprouvées par les combattants.

La production du fusil Lebel a cessé en 1904. Puissant et précis, ce fusil a cependant des défauts. D'une part, il est assez encombrant : 1,30 m sans sa baïonnette et 1,82 m avec sa baïonnette. D'autre part, il pèse lourd : 4,18 kg vide et 4,41 kg chargé. Le magasin, c'est-à-dire le réservoir de munitions présente plusieurs contraintes : il n'est pas pratiquer à approvisionner, il absorbe les impuretés du champ de bataille et il est difficile à nettoyer. Pourtant, cette arme reste très répandue dans l'armée française : on estime qu'il existe, en 1914, 2 880 000 pièces en service, dont 300 000 sont fortement usagées, voire inutilisables.
Par ailleurs, les plans de guerre n'ont pas prévu la remise en fabrication du fusil Lebel, mais seulement de ses pièces de rechange. Dès septembre 1914, il faut cependant puiser dans les dépôts. En novembre et en décembre 1914, 6 000 fusils reviennent chaque jour pour être réparés. Le nombre de Lebel mis hors d'usage s'élève à plus de 40 000 par mois.
Après la fin de la Grande Guerre, le fusil Lebel est encore employé, notamment dans la Résistance, en 1940-1944.

Cartel

Datation : 1889

Auteur : Manufacture d’armes de Châtellerault

Matériaux : Acier, bois

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 91 C1

Historique : Don du général Comby (1915)

Objets complémentaires

Masque à gaz M2 avec étui

Réservoir d'appareil de lance-flamme portatif