Goumier marocain (1944)

A l’été 1943, les Alliés ouvrent un nouveau front pour soulager l’Armée rouge en débarquant en Sicile puis en Italie où s’illustre notamment le Corps expéditionnaire français (objet complémentaire), commandé par le général Juin. Après la conquête de Monte Cassino, "verrou" commandant l'accès à la vallée du Liri, les Alliés peuvent alors déployer leurs divisions blindées et foncer sur Rome qu'ils atteignent le 4 juin tandis que les Français continuent leur progression vers le Nord et entrent dans Sienne le 3 juillet 1944.

Créés au Maroc en 1908, les goums sont intégrés en 1940 comme forces supplétives dans les "méhallas chérifiennes" destinées à tromper la surveillance des commissions italo-allemandes chargées de vérifier l'application des conditions de l'armistice. Après le débarquement du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, les goumiers, regroupés en tabors (3 goums formant un tabor), participent à la campagne de Tunisie et au débarquement en Sicile avant de s'illustrer en Italie. Ce goumier porte un mélange d'effets traditionnels marocains, comme la djellaba en laine, chaque Goum ayant son propre modèle de djellaba, et les bas de laine sans pied (tariouines), et d'effets réglementaires français (masque à gaz ANP modèle 1931, étui-musette, chèche et brodequins modèle 1917) et américains (casque M-1917A1, ceinturon-cartouchière M-1923 et poignard M3 avec fourreau en cuir M6). Il est armé d'un fusil Springfield M-1903A3 (calibre : 7,62 mm ; masse : 3,900 kg ; longueur : 1,095 m).

Cartel

Datation : 1944

Auteur : Inconnu

Matériaux : Laine, coton, cuir, acier, bois

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : Ga 501

Historique :

Objets complémentaires

Insigne du Corps expéditionnaire français en Italie ayant appartenu au général Dody, commandant de la 2e division d’infanterie marocaine