Grenadier à pied de la garde, Simplet.

La garde impériale forme l’élite de l’armée française. Elle prend le pas sur tous les autres corps de l’armée et sa seule présence sur le champ de bataille a un impact sur le moral d’une armée. Les Grenadiers à pied sont l’élite de cette élite. C’est aussi la réserve suprême de l’Empereur, qui décide du sort d’une bataille. Ils ont remporté toutes les batailles auxquelles ils prirent part, jusqu’à la funeste bataille de Waterloo, où ils furent engagés en dernier recours, alors que la situation était déjà désespérée.

S'ils ont été les plus braves, les plus dévoués et les plus irréprochables, ce furent également les soldats les plus grincheux, les plus forts en gueule, d'où leur surnom de "grognards". En gage de son estime, Napoléon revêtait parfois, pour les grandes occasions, l'uniforme de colonel de ce régiment. Au matin des grandes batailles, ils revêtent leur grand uniforme : un habit bleu à revers et parements droits de couleur blanche, avec culotte et guêtres blancs. L'élément le plus caractéristique en est le grand bonnet à poil orné d'une plaque à l'aigle couronnée et d'un plumet rouge. S'il n'est pas rare qu'un uniforme d'officier soit associé à un personnage connu, le cas pour la troupe est exceptionnel. Jean-Louis Simplet, né en 1773 est incorporé dans l'infanterie en 1793. Il est admis aux grenadiers à pied de la garde impériale en 1804. Il fait les campagnes d'Allemagne, de Prusse, de Pologne et d'Espagne. Il est admis à la retraite, en 1809, des suites de l'âge (36 ans) et des fatigues de la guerre.

Cartel

Datation : Premier Empire

Auteur :

Matériaux : Laine, cuivre, coton, fourrure, poil d’ourson, laine, laiton, plume

Techniques : Drap, laiton estampé, plumet

Lieu de création : France

Hauteur :
2, 10 m

Largeur :
0, 50 m

Poids :

N° inventaire : Ga 27

Historique : Achat du Musée en 1904.