Habit de général de division porté par Bonaparte à Marengo

À son retour d’Égypte, Bonaparte participe au coup d’État du 18-19 brumaire (9-10 novembre 1799) et devient l’un des trois consuls désignés. Suite à la formation d’une coalition contre la France, une seconde campagne d’Italie s’organise. Napoléon fait franchir les Alpes à son armée par le col du Grand-Saint-Bernard et bat les Autrichiens à Marengo. Ces succès militaires et la signature d’un traité avec les Autrichiens lui valent une rentrée triomphale à Paris, affirmant une popularité qui éclipse les deux autres consuls.

Cet habit de général de division, porté par Bonaparte pendant la bataille de Marengo (18 juin 1800), correspond au modèle défini en 1798 pour les officiers généraux : drap de laine bleu foncé (couleur de l'armée nationale), à deux rangées de boutons dorés, au col et parements de manches écarlates. Le tout est brodé de feuilles de chêne en fil d'argent doré : une double rangée de feuilles sur le col et les parements signale d'ailleurs son grade de général de division (visuels 2 et 3).
Le vêtement mesure 1,16 m, ce qui correspond à une taille d'1,68 m environ, soit un peu au-dessus de la moyenne masculine de cette époque (en 1800 : 1,66 m). La célèbre petite taille de Napoléon est donc toute relative.
Cet habit est reproduit dans la plupart des œuvres représentant les épisodes de cette campagne d'Italie, comme le célèbre Premier Consul franchissant les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard de Louis David. Il est d'ailleurs possible que cet habit ait été prêté à l'artiste pour la réalisation de ce tableau.

Cartel

Datation : Entre 1798 et 1800

Auteur : Inconnu

Matériaux : Drap de laine, canetille d’argent doré, cuivre doré (boutons), fil d’or

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :
1, 16 m

Largeur :
0,35 m (épaules)

Poids :

N° inventaire : Ca 14

Historique : Probablement déposé par le général Bertrand au comte de Turenne, cet habit fut remis par le fils du comte au gouvernement français. Napoléon III en fait ensuite don au musée des Souverains. Une partie de la collection de ce dernier fut reversée au musée de l’Armée, dont cet habit en 1891.