Hampe d’étendard du régiment de cavalerie de Penthièvre

Cette hampe a appartenu à Marie-Antoine-Sérapion Reynaud de Monts. Après avoir été page de la Dauphine, il devient porte-étendard dans les carabiniers en 1759. Par la suite il devient major (commandant) au régiment de Penthièvre-cavalerie (1767). Ayant exercé des fonctions à l’école de cavalerie de Metz en 1764, il est nommé sous-inspecteur général de écoles royales militaires en 1783. C’est à ce titre qu’en 1784 il sélectionne Napoléon Bonaparte à Brienne pour intégrer l’école militaire des Invalides.

En 1776, le régiment de cavalerie de Penthièvre est transformé en régiment de dragons. Cette transformation s'accompagnant d'un changement d'emblème, c'est à cette occasion que le chevalier de Reynaud, alors colonel en second du régiment, a du recevoir cette hampe en cadeau. Il s'agit d'une hampe du modèle dit "lance de tournoi", en bois peint, munie d'une pointe dorée et d'une tringle à laquelle on attachait la bandoulière. Le décor, un semis de fleurs de lys (visuel 2) et d'ancres de marine (visuel 3) dorées sur fond bleu, rappelle l'origine des propriétaires de ce régiment. Levé en 1674 par le marquis d'Heudicourt, il devient en 1693 la propriété de Louis-Alexandre de Bourbon (1678-1737), fils légitimé de Louis XIV qui a reçu la charge d'Amiral de France en 1683. Il appartient ensuite à Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (1725-1793) entre 1737 et 1776. Cette hampe s'accompagnait, à l'origine d'un étendard cramoisi frappé du soleil radié et de la devise Terraque Marique (Et par terre, et par mer).

Cartel

Datation : 1760-1775

Auteur : Inconnu

Matériaux : Bois, fer, laiton

Techniques : Peint, forgé

Lieu de création : France

Hauteur :
2,22

Largeur :

Poids :

N° inventaire : 2012.21.1

Historique :