Harnachement mamelouk

L’équitation, dans le monde islamique, aussi bien arabe qu’ottoman, a toujours été considérée comme un art majeur. Les Mamelouks, au pouvoir en Egypte depuis de nombreux siècles, y ajoutèrent un art consommé de l’éclat. Non seulement excellents cavaliers, ils aimèrent aussi chevaucher des montures caparaçonnées de magnificence. Ils impressionnèrent largement les Français : leurs témoignages ont montré qu’à la bataille des Pyramides, les Mamelouks revêtirent alors leurs plus beaux effets : certains, perplexes, jugèrent leur harnachement trop lourd, d’autres, au contraire, le jugèrent confortable.

Très tôt, les Arabes et les Ottomans, cavaliers émérites, prirent grand soin de leurs chevaux et de leur équipement. La selle, à arçon en bois recouvert de velours et largement brodée de fils d’or, comporte des hauts pommeau et troussequin qui sont encore, à l’époque moderne, caractéristiques de la cavalerie orientale. L’ornementation du très long tapis de selle, faite d’appliques de laiton doré, est également une constante dans l’art équestre islamique, comme la bride, munie d’œillères pour éviter toute distraction au cheval, qui comporte de larges éléments également brodés en fils d’or. Il faut  remarquer que la selle est maintenue à l’avant par un large poitrail et que les étriers en bronze doré, placés haut, sont très larges. Tout est décoré avec soin et témoigne que l’art lié à l’équitation représente une large part de l’art décoratif islamique. Il a d’ailleurs vivement inspiré les peintres et dessinateurs européens.

Cartel

Datation : fin du XVIIIe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Cuir, velours, soie, laiton, fils métalliques

Techniques : Broderies, dorures, moulures, estampage

Lieu de création : Egypte ottomane

Hauteur :
1,6 m

Largeur :
0,6 m

Poids :

N° inventaire : 5171, Cd 73

Historique : Recueilli sur le champ de bataille des Pyramides en 1798