Jaque de chien

Compagnon indispensable du chasseur, le chien joue un rôle déterminant dans la pratique cynégétique. Jacques du Fouilloux, qui lui attribue comme qualité première, dans son traité La Vénerie (1561) la fidélité à son maître, lui confère même une certaine noblesse le plaçant, à l’égal du cheval, au-dessus de tous les autres animaux. Il n’est donc pas surprenant que l’homme ait cherché à protéger son fidèle compagnon en lui faisant confectionner un vêtement spécifique. Si l’empereur Maximilien Ier fit réaliser des armures de mailles pour ses canidés, les chiens portaient le plus souvent un tablier taillé dans un robuste textile piqué et matelassé.

Véritables athlètes entraînés toute l’année pour les grandes parties de chasses princières, certains chiens étaient célèbres, comme Relay, qui accompagna Louis XII (1462-1515) pendant près de dix ans et dont le souverain prendra la peine d’écrire la biographie. Entièrement confectionné en chanvre et renforcé d’une piqûre au point d’œillet (visuel 2), le jaque du musée de l’Armée n’était vraisemblablement pas destiné à un animal aussi illustre puisqu’il ne possède ni décor ni signe distinctif. La forme de notre tablier permet de l’adapter à différentes races de chiens. De simples lanières d’étoffe permettaient de le fixer sur l’animal dont les flancs et le dos sont protégés des morsures, griffures et autres coups de boutoirs de la bête traquée au moment de l’hallali, avant que le veneur ne vienne lui asséner le coup de grâce.

Cartel

Datation : Début du XVIIe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Chanvre

Techniques : Couture au point d'œillet

Lieu de création : Europe occidentale, Flandres (?)

Hauteur :
0,5 m

Largeur :
0,48 m

Poids : 0,48 kg

N° inventaire : P PO 15832

Historique : Faisait partie de l’ancienne collection de Georges Pauilhac, acquise par le musée de l’Armée en 1964.