Jeune musicien à l’ophicléide

Ce portrait est anonyme. Il s’agit de la représentation d’un élève-soldat musicien en uniforme d’une compagnie d’artillerie à cheval de la Garde nationale (Monarchie de Juillet), portant gants blancs comme pour un défilé. Il porte un glaive au ceinturon et non un sabre comme dans l’artillerie à cheval mais on relève bien sur sa tenue le port du cordon fourragère de l’artillerie à cheval. S’agissant d’un très jeune soldat musicien, il semble qu’on ait voulu remplacer le sabre par un glaive, arme blanche plus petite, plus appropriée à sa taille.

Les inexactitudes dans la tenue du musicien sont assez nombreuses. Mais on relève bien, sur le devant de la coiffure,  les deux canons entrecroisés (avec une grenade en-dessous), confirmant l’appartenance à l’artillerie du jeune musicien. La présence de la cocarde tricolore permet de déduire une datation vers 1830, tandis que la coiffure encore assez haute correspond bien à cette période de la Monarchie de Juillet. Son instrument est un ophicléide, instrument à vent et à embouchure de type serpent droit. Dès son apparition en France au début du XIXe siècle, l’ophicléide est principalement destiné à la musique militaire. Il est adopté dans les régiments de la Garde royale puis dans ceux de l’infanterie de ligne et de cavalerie où il remplace les serpents d’église. Jusqu’en 1850 environ, l’ophicléide reste le principal instrument grave des musiques militaires. Cette représentation est stricte et rigoureuse. Il s’agit d’un modèle à triangle avec clés, assez tardif (1850/1860).

Cartel

Datation : Second Empire

Auteur : Anonyme

Matériaux :

Techniques : Huile sur toile

Lieu de création :

Hauteur :
100 cm

Largeur :
31 cm

Poids :

N° inventaire : 2012.21.1

Historique :