La baïonnette à douille

La baïonnette apparaît dans l’infanterie française au XVIIe siècle. Avec le fusil dont elle devient le complément indissociable, cette arme blanche constitue la base de l’armement du fantassin jusqu’au début de la Première Guerre mondiale et même au-delà. Dans sa forme moderne, c’est-à-dire munie d’une douille, la baïonnette est une innovation de Vauban (1633-1707), le grand ingénieur du Roi-Soleil. Adaptée à l’arme à feu, elle transforme celle-ci en instrument permettant le combat au corps à corps.

Devant peut-être son nom à Bayonne, ville autrefois réputée pour sa coutellerie, la baïonnette est utilisée à la chasse depuis le XVIe siècle. Elle est composée d'une lame et d'un manche (objet complémentaire 1). Ce dernier est enfoncé dans le canon de l'arme à feu, qui devient ainsi un épieu servant à achever le gros gibier. Employée à la guerre vers 1640, la baïonnette à manche est peu pratique car, une fois fixée, elle empêche le soldat de charger et de tirer.

Cette arme, appelée aussi "baïonnette-bouchon", est améliorée par Vauban, qui la dote d'une douille ou bague entourant le canon (qui n'est plus obturé). Il la munit aussi d'un coude qui écarte la lame de l'axe de la bouche (orifice de sortie de la balle). Contrairement à la version précédente, la baïonnette à douille n'a pas besoin d'être retirée de l'arme à feu quand il faut recharger ou tirer.

Adoptée dans l'infanterie royale en 1689, la baïonnette à douille est d'abord utilisée sur les mousquets (objet complémentaire 2). Après la suppression de ces derniers en 1699, elle est adaptée au fusil (objet complémentaire 3).

Cartel

Datation : 1675-1725

Auteur :

Matériaux : Acier

Techniques : Forgé

Lieu de création : France

Hauteur :
0,48 m

Largeur :

Poids :

N° inventaire : Jb 698

Historique :

Objets complémentaires

Baïonnette-bouchon ou à manche, XVIIe siècle

"Mettez la Bayonnette au canon"

"Fusil à l’ordinaire"