La bataille des Pyramides (1798) : harnachement de cavalier mamelouk

Le corps expéditionnaire français mené par le général Bonaparte débarque à Alexandrie le 1er juillet 1798. La campagne d’Égypte se heurte vite aux mamelouks. Membres d’une caste militaire constituée, à l’origine, d’esclaves issus principalement du Caucase et chargés de la protection de l’Islam, les mamelouks sont les maîtres de l’Égypte à partir de 1250. Vainqueurs des hordes Mongoles et des armées croisées, ils sont soumis, en 1517 par les Ottomans, mais continuent, de fait, à diriger le pays jusqu’en 1811.

Le cheval occupe une place centrale dans la formation des jeunes mamelouks, qui se doivent d'en maîtriser tous les aspects pratiques et théoriques bien au-delà du seul art militaire. Cavaliers émérites, ils chevauchent des montures magnifiques dont les harnachements luxueux impressionnent les Français.

La bataille, dite des Pyramides, le 21 juillet 1798 est la première véritable rencontre entre les Français et les mamelouks. Deux conceptions du combat s'y affrontent. L'une, occidentale, privilégie la masse, le choc et la puissance de feu. L'autre, orientale, préfère le harcèlement pour épuiser de l'adversaire. Les Français adoptent une position en carré renforcée, aux angles, par l'artillerie, brisant les assauts successifs des mamelouks de Mourad Bey. Ce dispositif assure la victoire de Bonaparte.

Au cours de la campagne, un certain nombre d'entre eux se rallie à Bonaparte et le suivent en France. Ils sont intégrés au très prestigieux régiment des chasseurs à cheval de la garde impériale, qui l'escortent lors des déplacements.

Cartel

Datation : Fin XVIIIe siècle

Auteur : Inconnu

Matériaux : Velours, drap, laiton, fil d’or, cuir

Techniques : Selle et bride recouvertes d’un velours brodé de fils d’or ; Tapis de selle en drap brodé de rosaces et croissants en laiton doré ; Etriers en laiton doré.

Lieu de création : Egypte-Empire Ottoman

Hauteur :
0,65 m

Largeur :
1, 60 m

Poids :

N° inventaire : 5171I, Cd 73

Historique : Recueilli sur le champ de bataille des Pyramides, provient de l’ancien musée des Souverains