L'affiche rouge : Des libérateurs ? La libération par l'armée du crime

Diffusée en dizaine de milliers d’exemplaires par la propagande allemande et celle de Vichy afin de stigmatiser des "terroristes" étrangers, Juifs et communistes, l’Affiche rouge est aujourd’hui devenue l’un des symboles de la Résistance. Le poème d’Aragon, mis en musique par Léo Ferré, de nombreux ouvrages et films, quelques noms de rues, témoignent aujourd’hui de cette victoire posthume de ces "vingt et trois étrangers et nos frères pourtant".

La MOI (main d’œuvre immigrée) est créée en 1923 à l’initiative du parti communiste. Intégrés au sein de l’organisation des Francs Tireurs et Partisans, les FTP-MOI constituent en 1942-1943 l’essentiel des groupes de combats engagés dans la guérilla urbaine contre les forces d’occupations, réalisant ainsi  92 attentats à Paris  au cours du premier semestre 1943.

Composés en grande partie de jeunes Juifs dont les parents ont souvent été victimes des grandes rafles antisémites (la "génération de la colère"), les détachements de FTP-MOI sont impitoyablement traqués par les Brigades spéciales de la police française qui les torturent et les livrent aux Allemands (196 arrestations entre janvier et novembre 1943).

Parmi ceux-ci, 23 combattants du groupe du poète arménien Missak Manouchian sont photographiés et filmés à des fins de propagande pour stigmatiser la Résistance dans le cadre d’une parodie de procès. Les 22 hommes sont fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944. Olga Bancic est décapitée à la hache, à Stuttgart, le 10 mai.

Cartel

Datation : 1944

Auteur :

Matériaux : Papier

Techniques : Imprimé

Lieu de création : France

Hauteur :
1,230 m

Largeur :
0,825 m

Poids :

N° inventaire : 2007.18.1

Historique : Don de l’Union des résistants et déportés juifs de France en 2007 faisant suite à un dépôt de M. Adam Rayski

Objets complémentaires

Machine à écrire Hermès Rocket à caractère Yiddish utilisée par le FTP-MOI