Le char Renault FT 17

L’efficacité des premiers chars français et anglais, utilisés en 1916-1917, se révèle rapidement limitée : ils sont lourds, lents et relativement fragiles. Le général Estienne, père du char français, imagine alors un type de char plus léger et plus maniable, dont il confie l'étude à Louis Renault. Le char Renault FT 17, engagé dès la fin mai 1918, est une grande réussite technique et contribue au succès des offensives du maréchal Foch au second semestre 1918. Il est l’un des outils majeurs de la victoire.

Le char léger Renault FT 17 est souple d'emploi : il gravit des pentes fortes et franchit de larges tranchées. Il doit cette mobilité à ses chenilles propulsives, qui lui permettent d'évoluer sur tous les terrains, et à sa partie arrière amovible - le "ski" - sur laquelle il peut prendre appui et qui lui évite de se retourner. Son blindage varie entre 6 mm d'épaisseur pour le plancher, partie la plus vulnérable, et 22 mm pour la tourelle.
L'ensemble pèse 6, 5 tonnes contre 12 tonnes pour le Schneider et 23, 5 tonnes pour le Saint-Chamond. Il est de plus d'une grande fiabilité technique : le moteur Renault (35 CV), situé à l'arrière, est robuste et performant. Le char FT 17 roule à une vitesse maximum de 8 km/h, suffisante pour précéder l'infanterie dans les tranchées ennemies et éliminer les nids de mitrailleuses résiduels.
Equipé soit d'un canon court de 37 mm semi-automatique, soit d'une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm, le char FT 17, produit à plus de 3 000 exemplaires, constitue le premier véritable char de combat moderne.

Cartel

Datation : 1917

Auteur : Renault

Matériaux : Acier

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :
2,14

Largeur :
1,74

Poids : 6700 kg

N° inventaire : 21374

Historique : Achat (1974)

Objets complémentaires

Le char Renault FT17 (schéma)

Le défilé des chars Renault FT 17 sur les Champs-Elysées lors des fêtes de la Victoire le 14 juillet 1919