Le chien, arquebuse à rouet

Dès le XVe siècle, les armes à feu portatives sont munies d’un serpentin à actionner pour déplacer la mèche enflammée vers la poudre d’amorce. Puis, petit à petit, avec l’invention du ressort, servant à emmagasiner l’énergie, combiné aux inventions mécaniques des artisans arquebusiers ethorlogers, on parvient à la platine à rouet, dite arme à ignition spontanée.

Le chien (objet complémentaire) est une partie de la platine de l'arme à feu, une arquebuse (visuel 2) à rouet fabriquée à Dijon au début du XVIIe siècle. Le chien tient habituellement dans ses mâchoires la pyrite (pierre à feu) qui permet la mise à feu de la poudre d'amorce. Ici il est représenté sous la forme d'un homme (visuel 3) nu (un prisonnier vaincu) essayant de retenir un lien enroulé autour de son cou et maintenu par les dents d'un animal fabuleux ressemblant un peu à un cheval. L'armurier apporte un soin particulier pour le décor de cette arme de luxe qui foisonne d'animaux (visuel 4) fantastiques, de végétaux et d'humains évoquant une Antiquité revisitée et réinterprétée par les érudits et les artistes du XVIIe siècle. Ce type d'arme est une sorte de manifeste de la puissance et du pouvoir de celui qui la possède, elle démontre aussi un savoir-faire extraordinaire des artisans. Un coq est également présent sur l'arme.

Cartel

Datation : Entre 1615 et 1620

Auteur : Anonyme

Matériaux : Fer gravé et ciselé, merisier

Techniques :

Lieu de création : Dijon, France

Hauteur :

Largeur :
1.320 m

Poids : 3,290 kg

N° inventaire : M 23320

Historique : Cabinet d’armes de la Couronne, 1673. Collection Charles. Entré le 15 janvier 1981.

Objets complémentaires

Le chien, une partie de la platine de l'arme à feu