Le coq, drapeau du 47e régiment d'infanterie

Au XIXe siècle, les régimes se succèdent, parfois rapidement.Il s’agit donc, pour le nouvel arrivant, de marquer les esprits par des images et des symboles forts. Les emblèmes dorés placés au sommet des drapeaux, visibles de loin lors des défilés de l’armée ou au cours des combats, sont utilisés dans cet esprit. Ils témoignent aussi du goût de cette époque pour l’Antiquité gréco-romaine avec l’idée sous-jacente d’une récupération d’un passé prestigieux.

Voici un coq de drapeau, c'est-à-dire un sommet de hampe (objet complémentaire 1) de drapeau de la monarchie de Juillet (1830-1848) du 47e régiment d'infanterie. Cet objet est un symbole du régime et sert à renforcer, tout comme les couleurs du drapeau, les liens entre les combattants. La charge symbolique attribuée au coq a évoluée au gré des époques et des pays. Dans l'Antiquité, le coq est notamment associé aux Gaulois, en raison du jeu de mots sur le terme " gallus " désignant à la fois l'oiseau et l'habitant de la Gaulle. Ainsi dans la Guerre des Gaules, César rapproche la vaillance des Gaulois de celle du coq. Il est utilisé par les Valois, puis par les Bourbons (objet complémentaire 2), en particulier par Louis XIV en référence à l'oiseau des dieux Apollon et Mars. À la Révolution française, le coq est le protecteur de la République, puis pendant la monarchie de Juillet, il devient l'un des symboles français (objet complémentaire 3). Le roi Louis Philippe le considère alors comme une image propre à la réconciliation des Français.

Cartel

Datation : Monarchie de Juillet (1830-1848)

Auteur : Anonyme

Matériaux : Bronze doré

Techniques :

Lieu de création : France

Hauteur :

Largeur :

Poids :

N° inventaire : Ba 270

Historique :

Objets complémentaires

Le sommet de hampe de cet étendard du 2e escadron du régiment des Guides est en forme de pique dorée. La hampe est en bois verni

Allégorie du Passage de la Meuse par Louis XIV

Affiche allemande qui présente un coq français mal-en-point